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Modes de transmission du VIH

Comment le VIH se transmet-il ?

Le virus est présent dans les liquides biologiques de l’organisme des personnes atteintes : le sang, les sécrétions sexuelles et le lait maternel. C’est par l’intermédiaire de ces liquides qu’il se transmet.

Pour pénétrer dans l’organisme, le virus doit trouver une porte d’entrée : muqueuse lors de rapports sexuels non protégés ; sanguine lors de la transmission materno-fœtale lorsque la mère est contaminée ; en cas d’utilisation, par les usagers de drogue, de seringues usagées ; par la transfusion sanguine avant août 1985 ; cutanée en cas de blessure avec un objet souillé de sang contaminé.

Certaines situations ou pratiques comportent un risque élevé de contamination.

Les relations sexuelles non protégées, entre personnes de sexe opposé ou de même sexe, sont des situations à haut risque si l’un des partenaires est atteint par le VIH.

Les rapports sexuels non protégés, avec pénétration anale ou vaginale, sont le principal mode de transmission du virus.

Le risque est encore plus grand

•si l’un des partenaires est porteur d’une maladie sexuellement transmissible (MST),

•lorsqu’il s’agit du premier rapport sexuel pour la femme,

•lors des règles,

•si le rapport s’accompagne de violences susceptibles de provoquer des lésions, même invisibles.

Les contacts de la bouche avec le sexe du partenaire (fellation et cunnilingus), ou avec l’anus (anulingus), comportent des risques beaucoup plus faibles, mais ils ne sont pas nuls. Ces risques existent en cas de lésions de la muqueuse de la bouche. Ils doivent inciter à la prudence et au choix, par chacun(e), de la conduite personnelle à adopter.

Un seul rapport peut suffire pour que la transmission du virus se produise.

Pour les usagers de drogue par voie intraveineuse, le partage de la seringue et du matériel utilisé pour la préparation d’une injection est, dans tous les cas, une pratique à haut risque.

Lorsqu’une femme est atteinte par le VIH, la grossesse, l’accouchement et l’allaitement maternel comportent des risques de transmission du virus à l’enfant.
Les traitements ont réduit considérablement ces risques.

Bien connaître les situations à risque

De nombreuses personnes ont un mode de vie qui ne les expose pas au risque de contamination par le VIH mais peuvent, à l’occasion de changements survenant dans leur existence, se trouver dans des situations à risque. Il est important de savoir que c’est dans ces moments de crise qu’il convient de demander un conseil, un dépistage ou une prise en charge.

Les nouvelles possibilités thérapeutiques ne remettent pas en cause les moyens de prévention, dont l’application relève de la responsabilité de chacun pour soi-même et pour les autres : relations sexuelles exclusives entre personnes non atteintes par le VIH, sexualité sans pénétration (caresses, masturbation…), utilisation du préservatif lors de rapports sexuels avec pénétration, non partage de seringue et du matériel d’injection chez les usagers de drogue.

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