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Les
nouvelles stratégies de dépistage
Les
tests de dépistage
Les
tests biologiques qui permettent le diagnostic de linfection
à VIH ne sont pas tous nouveaux. Ils ont été améliorés et leur utilisation
est mieux maîtrisée.
Le
diagnostic dune infection à VIH nécessite des examens biologiques
qui permettent, désormais, de détecter le virus précocement. On
les appelle communément tests de dépistage. Ils sont tous pris en
charge à 100% par la Sécurité Sociale ou pratiqués gratuitement
dans les consultations de dépistage.
Les
tests détectant des fragments de virus :
La
recherche de lantigène p24 (protéine denveloppe du VIH)
dans le sang (antigénémie) na dintérêt que pendant une
période située environ entre le 15e et le 25e jour qui suivent la
situation à risque.
Facile
à réaliser, ce test est disponible dans la plupart des laboratoires.
Une
antigénémie p24 positive demande une confirmation diagnostique rapide,
qui devrait être faite en milieu hospitalier, où seront réalisés
également, en cas de contamination, les examens complémentaires
pour que le médecin puisse décider ou non de proposer un traitement.
La
mesure de la charge virale plasmatique (ARN viral) permet dévaluer
la quantité de virus dans le sang à tous les stades de linfection.
Les
tests recherchant les anticorps produits par lorganisme contre
le VIH
La
recherche des anticorps anti-VIH par les techniques ELISA, grâce
à laugmentation de leur sensibilité, devient possible, suivant
les cas, entre le 21e et le 26e jour qui suivent la contamination
(un test ELISA positif devra toujours être confirmé par une autre
technique, appelée WESTERN BLOT).
Cependant,
la réaction immunitaire est variable selon les individus et les
anticorps peuvent parfois apparaître plus tardivement. Aussi faut-il,
pour pouvoir affirmer quune personne nest pas atteinte
par le VIH, quun test ELISA pratiqué trois mois après la dernière
exposition à risque soit négatif. Dans le cas où un traitement prophylactique
a été prescrit, il sera tenu compte du fait que la réponse immunitaire
est susceptible dêtre retardée.
Où
faire une démarche de dépistage ?
Pour
entreprendre une démarche de dépistage du VIH, il y a le choix entre
plusieurs possibilités :
se
rendre dans une consultation de dépistage (CDAG), où les tests sont
réalisés de manière anonyme et gratuite, y compris pour les jeunes
mineurs et les personnes sans couverture sociale,
consulter
son médecin, qui fera lordonnance nécessaire pour aller dans
un laboratoire danalyses médicales. Le test est remboursé
à 100 % par la Sécurité Sociale.
Les
consultations de dépistage
Elles
accueillent toute personne désirant faire une démarche de dépistage
du VIH ou obtenir des conseils de prévention et des informations.
Les
missions des consultations sétendent aussi au dépistage des
hépatites et à laccompagnement vers les soins, en cas de besoin.
Il
y a deux types de consultations : toutes sont gratuites et protégées
par le secret médical. Seules les CDAG (consultations de dépistage
anonyme et gratuit) sont anonymes (il en existe au moins une par
département) : aucun papier didentité, aucun document nest
demandé.
Les
adresses des Consultations de dépistage anonyme et gratuit peuvent
être obtenues par le Minitel 36 11 en tapant " sida " dans la rubrique
"nom" et en précisant le numéro du département.
Toutes
les adresses
peuvent aussi être obtenues 24 heures sur 24 en composant le numéro
vert (anonyme, confidentiel et gratuit) de SIDA
INFO SERVICE : 0 800 840 800
Comment
se passe le dépistage ?
Une
demande de dépistage est une démarche libre et volontaire.
Le
dépistage ne peut être fait quà la demande de la personne
ou avec son accord sil lui est proposé. Cest un acte
confidentiel, garanti par le secret médical.
Il
consiste en une consultation médicale, le rôle du médecin étant
de procéder avec la personne à lexamen de sa situation par
rapport au VIH puis, si nécessaire, de prescrire des tests diagnostiques
adaptés qui recherchent le virus lui-même ou les anticorps que lorganisme
fabrique pour se défendre.
Les
résultats du dépistage
Dans
le cas où des examens sont prescrits, les résultats sont remis et
expliqués au cours dune seconde consultation.
En
cas de résultat négatif, situation la plus fréquente, la personne
nest pas atteinte par le VIH. La consultation est alors une
bonne occasion pour faire le point, sinterroger sur ses attitudes
face au risque, chercher une réponse aux questions personnelles,
afin de permettre à chacun dadapter au mieux ses comportements
pour éviter une contamination.
En
cas de résultat positif, la personne est atteinte par le VIH. Le
médecin saura la conseiller et lorienter afin quelle
bénéficie dun suivi médical régulier. Ce suivi permettra de
surveiller lévolution de linfection et de proposer un
traitement au meilleur moment. Le médecin conseillera sur les précautions
à prendre pour soi et pour les autres.
Quand
une femme enceinte est atteinte par le VIH, un traitement par lAZT
diminue considérablement les risques de transmission à lenfant
(20% sans traitement contre moins de 5% grâce au traitement). Les
progrès actuels permettent despérer une diminution encore
plus importante de ce taux de transmission.
chapître
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