Cette brochure s’adresse à toute personne désireuse de disposer des informations nécessaires pour mieux comprendre les changements intervenus dans le dépistage et la prise en charge des personnes exposées au VIH, dès les premiers instants succédant à une situation à risque.

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Il y a en effet aujourd’hui des possibilités nouvelles que chacun doit connaître, des informations que tout le monde doit avoir. Chacun peut se sentir concerné, personnellement, pour un proche ou simplement en tant que citoyen.

Qu’il veuille simplement s’informer ou qu’il se sente concerné, le lecteur peut aborder cette brochure en se laissant guider par ses propres intérêts : selon qu’il recherche d’abord une information précise ou qu’il s’interroge plus globalement sur les démarches de dépistage, l’entrée peut se faire par un chapitre ou un autre.

Depuis 1996 de grands changements ont bouleversé la façon dont les personnes atteintes par le VIH peuvent être prises en charge et traitées.

Les nouvelles stratégies thérapeutiques qui utilisent des associations de médicaments antirétroviraux (cf p. 12 et 13) permettent de bloquer la multiplication virale chez la plupart des personnes. D’abord utilisés à des stades avancés de la maladie, ces médicaments se sont révélés efficaces à des stades plus précoces.

Un test biologique, la charge virale plasmatique, permet d’évaluer directement l’activité du virus à tout moment de l’infection et aide au choix et au contrôle de l’efficacité des médicaments.

Les nouvelles possibilités thérapeutiques ouvrent de nouveaux enjeux pour le dépistage et de nouvelles stratégies de prise en charge.

Le diagnostic précoce est possible dès le 15e jour après une contamination grâce à l’utilisation de tests recherchant directement des fragments du virus dans le sang.

La phase précoce de l’infection est la primo-infection. Elle peut s’accompagner de signes cliniques. Durant cette phase, le virus se multiplie activement et diffuse dans l’ensemble de l’organisme. Un traitement dès ce moment, en limitant la réplication virale, permettrait une évolution plus favorable à long terme.

•On a de fortes raisons de penser qu’un traitement antirétroviral prescrit juste après une exposition au VIH puisse empêcher que la personne concernée soit contaminée. Ce traitement dit "prophylactique" est, pour le moment, réservé à des situations où le risque de contamination est particulièrement important. Son efficacité doit être évaluée.

•Quelle que soit la situation, quelle que soit l’importance du risque pris, son ancienneté, il est possible aujourd’hui de faire une démarche de dépistage à tout moment, et de trouver réponse à ses questions ou ses inquiétudes. Le conseil donné autrefois d’attendre 3 mois après une situation à risque pour faire un test n’est plus justifié en raison de l’intérêt démontré d’une prise en charge la plus précoce possible.

Aujourd’hui, il convient de consulter au plus tôt.

La question du risque et des conduites de prévention qui visent à le maîtriser demeure centrale. La conscience ou la perception d’un risque devraient motiver toute personne concernée à consulter. Ce risque sera évalué avec le médecin afin de déterminer ce qui est le plus adapté à chaque situation.


Une autre brochure gratuite est disponible.

Sida / MST (maladies sexuellement transmissibles)

Transmission – Diagnostic / Dépistage – Prévention.

Pour la recevoir, vous pouvez vous adresser au

Comité Français d’éducation pour la Santé (CFES)
2, rue Auguste Comte / BP 51 / 92174 VANVES Cedex
fax : 01 41 33 33 91 Information Minitel 3615 CFES

Ce document a été réalisé sous la responsabilité de la Direction Générale de la Santé par le CRIPS Ile-de-France / Tour Maine-Montparnasse, BP 53, 75755 Paris cedex 15 / tél : 01 56 80 33 33 / 3614 CRIPS / www.leCRIPS.net / e-mail : info@lecrips.net